Cette année, le Colloque sur la sécurité civile s’est tenu du 27 au 29 octobre au Centre de congrès de Québec. De nombreux représentants, issus du milieu municipal, de la sécurité civile, des mesures d’urgence, de l’industrie et d’organismes de soutien, étaient présents pour assister aux nombreuses conférences et pour visiter le Salon de la Sécurité civile, qui se déroulait en marge du Colloque.
Le Colloque a débuté avec l’activité du Précolloque, organisée par les quatre associations, soit l’ASCQ, RÉCO-Québec, le CRAIM et l’AGSICQ.
ACTIVITÉ PRÉCOLLOQUE : ATELIER – GESTION INTÉGRÉE D’UN RISQUE MAJEUR DANS UNE MUNICIPALITÉ
Contrairement aux années antérieures, une seule activité a été offerte. L’atelier précolloque, qui était sous forme de « panel », regroupait l’expertise combinée d’un représentant de chacune de ces associations. Tout au long de la présentation, les panélistes ont présenté un sommaire des pratiques, en matière de gestion d’un incident majeur, en lien avec la mission de leur association respective. Cela a permis aux participants d’être en mesure de mieux comprendre l’intégration de la gestion des risques technologiques, de la sécurité civile, de l’intervention incendie et de la continuité des affaires lors d’un incident.
COLLOQUE
Lors du Colloque, outre les conférences plénières, quatre (4) blocs de conférences étaient offerts aux participants. Parmi celles-ci, notons deux (2) conférences en matière de gestion des risques industriels. D’abord, un exercice impliquant Valero, la Ville de Lévis, le ministère de la Sécurité publique ainsi que les propriétaires d’une ferme, a été élaboré. Cette simulation avait pour objectif de relever les enjeux de nature agricole dans un tel sinistre, d’exercer les principes énumérés dans le Cadre de référence intervention Pipeline (CRIP) et de déployer les structures de coordination municipale, gouvernementale et de l’entreprise Valero. (Pour en savoir plus)
Ensuite, Carolina Ardila-Suarez, professeure adjointe au Département de génie chimique et de génie biotechnologique de l’Université de Sherbrooke, a présenté ses travaux sur analyse comparative de divers modèles de simulation du rayonnement et de la charge thermique associés à un BLEVE. Les modèles évalués (Martinsen, Roberts HSE, TNO et TNO-Hybride) permettent d’estimer les distances d’impact critiques pour la sécurité des personnes, la protection de l’environnement et la résilience des infrastructures. Elle a ainsi présenté les différences dans les modèles présentés. (Pour en savoir plus)
La 2e journée du Colloque a débuté avec la présentation des « Perspectives en sécurité civile » du sous-ministre associé, Jean Savard. Dans ce bilan, il a été notamment question de :
- Projet pilote à Montréal et Laval – Connaissance des risques par les municipalités et les MRC;
- Plan gouvernemental de réponse aux sinistres;
- Trousse municipale pour la RIUSC;
- Mise en place d’un système partenaire (SAP) – ORSC et municipalités – Présentement en test;
- Tournée des élus – 2026;
- Diffusion du guide des bonnes pratiques des MRC en sécurité civile;
- Programme général d’assistance financière lors de sinistres – Prolongation du programme;
- Consultation des parties prenantes pour la rédaction des règlements découlant de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le CRAIM a profité de discussion avec les représentants du Ministère pour souligner son grand intérêt à faire partie des organisations consultées.
SALON DE LA SÉCURITÉ CIVILE
Parallèlement au Colloque, les Associations ont organisé le Salon de la sécurité civile. Plus d’une trentaine d’exposants présentaient produits et services. On pouvait également assister à des présentations faites par les exposants. Intéressés à prendre part au Salon de l’an prochain, veuillez contacter salonsecuritecivile@ascq.org .
Le CRAIM avait son propre kiosque, animé par son coordonnateur technique, Robert Reiss. Plusieurs se sont arrêtés pour en apprendre plus sur la mission du CRAIM et ses différents outils, dont son incontournable Guide de gestion des risques d’accidents technologiques majeurs 2024.